Ce cadre est donné à titre indicatif. Ce sont les points qui sont les plus récurrents dans les ateliers que j’ai donnés. Deux choses :
❦ A la fin du cadre, je demande toujours aux personnes si elles ont des choses à ajouter. Il y a parfois de nouveaux points qui émergent à partir des besoins du groupe, qu’on rajoute.
❦ J’ai remarqué au fur et à mesure que donner un énorme cadre à un groupe… Fait que le groupe ne s’en souvient pas. Et le mot « cadre » fait peur. Donc je ne dis pas que je donne un cadre : je dissémine les points au fur et à mesure du déroulé de l’atelier (au début : le cadre général, au moment de la lecture, vers la fin : les consignes concernant la lecture…).
❦ Ça reste malgré tout un ensemble de points qui orientent le groupe dans certaines directions. D’où le fait qu’il soit modifiable : par exemple, si vous comptez travailler en groupe plusieurs semaines d’affilée pour affiner des textes, peut-être que la clause de non-jugement ne sera pas pertinente.
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pour détendre le groupe…
… quant au fait qu’il n’est pas dans une salle de classe, peur légitime qui plane à peu près toujours en début d’atelier.
❦ Ici l’idée c’est de s’exprimer, de faire sortir des choses qui nous tiennent
et éventuellement de les partager.
Pas : de « bien » écrire,
de « savoir » écrire…
❦ Vous pouvez vous lever,
faire une pause, revenir…
Si vous partez définitivement,
faites un petit signe
pour dire que vous allez bien.
(Dans le cas contraire, une personne du groupe viendra vous voir pour s’en assurer.)
❦Vous n’êtes obligé·es à rien : pas obligé·es d’écrire, de lire, de suivre les consignes.
Être ici et écouter, c’est déjà participer.
Les consignes sont données à titre indicatif, si vous avez envie d’écrire autre chose, go!.
pour poser un cadre général…
❦ L’atelier est un espace confidentiel.
Ce qui est dit/écrit/lu
ne sort pas de l’espace créé lors de l’atelier.
Si, après l’atelier,
on veut parler à quelqu’un·e de son texte,
lui demander l’autorisation avant.
❦ Si des propos à la con (=discriminatoires) sont tenus par qui que ce soit (l’animateurice compris),
on se réserve le droit de mettre l’atelier sur pause pour les adresser,
et les prendre en charge de la manière que le groupe juge la + adaptée à la situation.
pour la lecture…
❦ Vous pouvez faire lire votre texte
par quelqu’un·e d’autre,
le laisser dans l’espace
pour qu’il soit lu par les autres plus tard,
ou ne pas le lire du tout.
❦ Comme l’idée c’est pas de
« savoir bien écrire »,
il n’y a pas de temps de retours
sur les textes
après leur lecture.
Le temps de lecture est un temps
de partage.
Pas de jugement négatif… ni positif !
(Pour éviter que quelqu’un·e reçoive
une pluie de commentaires positifs,
et pas le·a suivant·e,
et ça fait se comparer).
On peut remercier la personne de son partage.
Et aller lui dire plus tard ce qu’on pense de son texte.