L’oeil du cyclone

Au-dessus de nos criques
de silence
Les soleils de la révolte brillaient.

A l’extérieur, on s’agitait vers des tâches.
Nous, nous restions cois, amoureux et sereins.

Nous savions venus les temps rouges de vrai sang.
Nous profitions goulûment, brèvement, du calme
infinitésimal avant la tempête.

Le ciel déjà menaçait de crever
Le vent déplaçait les pierres
l’herbe disparaissait sous nos pas
nous savions qu’il nous faudrait partir

Alors, tant qu’il était encore temps, nous restions
là, l’un dans l’autre,
Et nous nous aimions.

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